Recharge électrique : la confiance des Français progresse

Par Armand Rosam |

Selon une étude YouGov pour Alphabet France, 29 % des Français jugent les infrastructures de recharge adaptées à une mobilité 100 % électrique. Cette proportion progresse depuis 2024, mais les écarts restent importants selon l’âge et le territoire.

Recharge électrique : la confiance des Français progresse

Selon une étude YouGov pour Alphabet France, 29 % des Français jugent les infrastructures de recharge adaptées à une mobilité 100 % électrique. Cette proportion progresse depuis 2024, mais les écarts restent importants selon l’âge et le territoire.

Près d’un Français sur trois fait confiance au réseau

La perception des infrastructures de recharge évolue. En 2026, 29 % des Français estiment que le réseau déployé en France permet d’adopter une mobilité 100 % électrique.

Cette proportion atteignait 25 % en 2025 et 23 % en 2024. La confiance progresse donc de manière continue.

Cette évolution intervient alors que le parc électrique poursuit son développement. Fin août 2026, plus de 2 millions de véhicules 100 % électriques circulaient en France. En septembre, ces modèles ont représenté plus de 42 % des immatriculations de véhicules neufs.

Le réseau de recharge s’étoffe lui aussi. Fin août, la France comptait 200 926 points de recharge ouverts au public. Soit 13 % de plus qu’un an auparavant.

Cependant, la disponibilité reste un enjeu. Le taux de disponibilité du réseau atteint 89 %. Par ailleurs, 94 % des stations sont accessibles immédiatement.

Les jeunes plus confiants

La confiance varie fortement selon les générations.

Chez les 18-24 ans, 51 % considèrent que les infrastructures permettent d’adopter une conduite 100 % électrique. Cette proportion atteint 49 % chez les 25-34 ans et 42 % chez les 35-44 ans.

En revanche, elle tombe à 20 % chez les 45-54 ans. Elle atteint 15 % chez les 55-64 ans et 17 % chez les 65 ans et plus.

L’écart entre les générations est donc marqué. Il peut notamment être mis en regard de la familiarité avec les nouvelles technologies et des nouveaux usages de mobilité.

Un écart persistant entre hommes et femmes

Le niveau de confiance diffère également selon le genre.

En 2026, 35 % des hommes interrogés estiment que les infrastructures permettent d’adopter une conduite 100 % électrique. Ils étaient 32 % en 2025.

Chez les femmes, cette proportion atteint 24 %. Elle était de 19 % un an plus tôt.

La progression concerne donc les deux catégories. Elle atteint trois points chez les hommes et cinq points chez les femmes.

Malgré cette hausse, un écart de 11 points demeure entre les deux groupes.

Les grandes villes mieux équipées ?

La taille de l’agglomération constitue un autre facteur de différenciation.

Dans les villes de plus de 100 000 habitants, 37 % des répondants estiment que le réseau permet d’adopter une conduite 100 % électrique.

Cette proportion descend à 28 % dans les agglomérations de 20 000 à 100 000 habitants. Elle atteint 20 % dans les territoires de moins de 20 000 habitants.

L’écart atteint ainsi 17 points entre les plus grandes agglomérations et les territoires les moins urbanisés.

Toutefois, la confiance progresse dans toutes les catégories. Elle gagne deux points dans les agglomérations de plus de 100 000 habitants, quatre points dans celles de 20 000 à 100 000 habitants et cinq points dans les plus petites.

Le réseau doit aussi répondre aux usages

Les résultats de l’étude montrent donc une progression générale de la confiance dans les infrastructures de recharge.

Pour autant, les écarts restent importants. L’âge, le genre et la taille des agglomérations influencent encore la perception du réseau.

Le développement de la recharge ne repose ainsi pas uniquement sur le nombre de points installés. L’accessibilité, la disponibilité et la capacité du réseau à répondre aux différents usages restent également déterminantes.