40e Congrès d’AMORCE : les pistes des collectivités pour la transition écologique

Par Armand Rosam |

Lors d'une conférence de presse organisée le 7 octobre 2026, l'association AMORCE a présenté ses attentes prioritaires pour le secteur des infrastructures, de la gestion des réseaux et de l'environnement. En vue de la présidentielle 2027 et face aux contraintes du projet de loi de finances (PLF 2027), les collectivités locales demandent des arbitrages clairs et des financements pérennes.

40e Congrès d’AMORCE : les pistes des collectivités pour la transition écologique

Lors d’une conférence de presse organisée le 7 octobre 2026, l’association AMORCE a présenté ses attentes prioritaires pour le secteur des infrastructures, de la gestion des réseaux et de l’environnement. En vue de la présidentielle 2027 et face aux contraintes du projet de loi de finances (PLF 2027), les collectivités locales demandent des arbitrages clairs et des financements pérennes.

Un budget 2027 jugé insuffisant

Le projet de loi de finances 2027 suscite l’inquiétude des élus. Plusieurs baisses de budget impactent directement la gestion territoriale des réseaux.

  • Le Fonds chaleur enregistre une coupe importante de 300 millions d’euros.
  • Le Fonds économie circulaire voit ses moyens presque disparaître.
  • Les aides accordées par l’Anah sont réduites de 200 millions d’euros.

Face à ce constat, AMORCE préconise une révision de la fiscalité écologique. L’association propose notamment un relèvement du Fonds chaleur à 1,5 milliard d’euros pour soutenir les réseaux de chaleur et de froid.

Déchets et réseaux de chaleur : sortir des contraintes financières

La gestion des déchets et de leur valorisation énergétique fait face à d’importants défis réglementaires et économiques.

  • AMORCE demande une grande loi sur la propreté urbaine et rurale pour lutter contre les dépôts sauvages.
  • L’association conteste fermement l’intégration de la valorisation énergétique des déchets dans le système d’échange de quotas d’émission (SEQE) européen.
  • Cette mesure européenne engendrerait une hausse des coûts de valorisation pouvant atteindre 34 %.
  • Les factures de chauffage urbain pour les ménages raccordés pourraient s’envoler de 41 % à 86 %.

Gestion de l’eau : protéger la ressource et préserver les captages

La protection des ressources en eau et des infrastructures de distribution demeure une urgence pour les territoires. La sécheresse touche encore de nombreux départements, générant des coûts considérables.

  • AMORCE réclame une grande loi de protection et de partage des ressources en eau.
  • L’association propose la création d’un fonds de protection des captages financé selon le principe pollueur-payeur.
  • Ce fonds permettrait de compenser les coûts de dépollution supportés par les collectivités, notamment pour traiter les PFAS.
  • La généralisation de la télérelève est également recommandée pour mieux contrôler les prélèvements d’eau en temps réel.