Cybersécurité : les réseaux d’eau face aux exigences de la directive NIS2

Par Armand Rosam |

Les installations d’eau et d’assainissement sont devenues des cibles potentielles pour les cyberattaques. Avec la digitalisation des réseaux, les risques évoluent. Les exploitants doivent donc renforcer la sécurité de leurs systèmes.

Dans ce contexte, la directive NIS2 apporte de nouvelles exigences. Elle pousse les acteurs concernés à mieux identifier leurs vulnérabilités. Elle les incite aussi à mettre en place des mesures concrètes.

Cybersécurité : les réseaux d’eau face aux exigences de la directive NIS2

Les installations d’eau et d’assainissement sont devenues des cibles potentielles pour les cyberattaques. Avec la digitalisation des réseaux, les risques évoluent. Les exploitants doivent donc renforcer la sécurité de leurs systèmes.

Dans ce contexte, la directive NIS2 apporte de nouvelles exigences. Elle pousse les acteurs concernés à mieux identifier leurs vulnérabilités. Elle les incite aussi à mettre en place des mesures concrètes.

Les installations d’eau face au risque cyber

Les infrastructures hydrauliques reposent désormais sur de nombreux équipements connectés. Supervision, automatismes, télégestion ou encore systèmes de contrôle permettent d’exploiter les installations à distance.

Ces outils améliorent le suivi des réseaux. Toutefois, ils peuvent aussi créer de nouvelles portes d’entrée pour les cyberattaques.

Une attaque peut ainsi perturber le fonctionnement d’une installation. Elle peut également affecter la continuité du service. La cybersécurité devient donc un enjeu opérationnel pour les acteurs de l’eau et de l’assainissement.

NIS2 renforce les exigences

La directive européenne NIS2 vise à renforcer le niveau de cybersécurité des infrastructures et services essentiels. Le secteur de l’eau fait partie des secteurs concernés par ce nouveau cadre réglementaire.

Pour les acteurs concernés, l’enjeu consiste notamment à mieux évaluer les risques. Il faut également mettre en place des mesures de prévention et de protection adaptées.

Cependant, passer de la réglementation à l’action peut s’avérer complexe. Les exploitants doivent notamment traduire ces exigences dans leurs pratiques quotidiennes.

Une formation dédiée aux professionnels de l’eau

Pour accompagner cette démarche, Watura, en partenariat avec l’Astee, propose une formation consacrée à la cybersécurité des installations techniques d’eau et d’assainissement.

Intitulée « Cybersécurité des installations techniques d’eau et d’assainissement – NIS2 », cette formation se déroule sur deux jours.

Elle doit permettre aux participants de mieux comprendre les risques cyber propres aux installations d’eau. Elle aborde également la réglementation NIS2 et le référentiel Astee.

Surtout, la formation cherche à apporter des réponses directement applicables sur le terrain.

Passer de la réglementation à l’action

Le programme s’articule autour de plusieurs axes. Les participants pourront notamment :

  • identifier les principaux risques cyber qui pèsent sur les installations d’eau ;
  • comprendre les exigences de la directive NIS2 ;
  • découvrir le référentiel Astee ;
  • appliquer ces outils à leur propre installation ;
  • construire un processus de renforcement de la cybersécurité ;
  • échanger autour de situations opérationnelles.

L’objectif est donc concret. Les professionnels doivent repartir avec des clés pour identifier les vulnérabilités et améliorer leurs pratiques.

Un enjeu pour la continuité du service

La cybersécurité ne concerne plus uniquement les services informatiques. Elle touche désormais directement l’exploitation des réseaux d’eau et d’assainissement.

Ainsi, protéger les systèmes numériques participe aussi à la continuité du service. Cette approche devient particulièrement importante alors que les infrastructures intègrent toujours plus de technologies connectées.

La formation organisée par Watura et l’Astee entend justement rapprocher les exigences réglementaires des réalités opérationnelles.

Elle se tiendra les 14 et 15 octobre 2026, en présentiel, pour une durée totale de 12 heures. Elle sera animée par Alexander Foote et Joël Rivallan. Les places sont limitées.

Pour s’inscrire, c’est par ici.