Maroc – France : un projet de liaison électrique sous-marine

Par Armand Rosam |

Le Maroc et la France avancent dans leur coopération énergétique. En effet, les deux pays ont lancé un appel à manifestation d'intérêt afin d'étudier la création d'une interconnexion électrique directe sous-marine.

Maroc – France : un projet de liaison électrique sous-marine

Une interconnexion électrique entre le Maroc et la France à l’étude

Le Maroc et la France avancent dans leur coopération énergétique. En effet, les deux pays ont lancé un appel à manifestation d’intérêt afin d’étudier la création d’une interconnexion électrique directe sous-marine.

Cette annonce a été faite à l’occasion de la visite officielle du Premier ministre français à Rabat, le 16 juillet. Plusieurs ministres français étaient également présents pour renforcer les partenariats stratégiques entre les deux États.

Un projet ambitieux pour transporter l’électricité verte

L’objectif est clair. Il s’agit d’acheminer vers la France de l’électricité produite au Maroc grâce aux énergies renouvelables.

Le projet repose principalement sur le développement de l’énergie solaire et de l’énergie éolienne. Ainsi, trois zones de production sont actuellement à l’étude :

  • Tendrara ;
  • Tan-Tan ;
  • Boujdour.

Toutefois, une seule zone sera finalement retenue.

L’électricité sera ensuite transportée par le réseau terrestre marocain jusqu’à Nador. Enfin, un câble sous-marin permettra de relier directement le Maroc à la France.

Une capacité de transport pouvant atteindre 2 000 MW

La future interconnexion pourrait afficher une capacité de 2 000 MW.

À titre de comparaison, les deux câbles électriques reliant actuellement le Maroc à l’Espagne totalisent une capacité de 1 400 MW.

Cette nouvelle infrastructure constituerait donc une avancée majeure pour les échanges énergétiques entre l’Afrique du Nord et l’Europe.

Des opportunités pour les infrastructures et les réseaux

Ce projet confirme l’importance des infrastructures de transport d’énergie dans la transition énergétique.

La création d’une liaison sous-marine nécessitera notamment :

  • des études de faisabilité ;
  • des travaux de génie civil ;
  • des réseaux électriques à haute tension ;
  • des postes de transformation ;
  • des raccordements au réseau existant.

Ces infrastructures joueront un rôle essentiel pour garantir un transport fiable de l’électricité renouvelable.

Deux financements français pour accompagner les infrastructures marocaines

Par ailleurs, cette visite officielle a permis de finaliser deux prêts français de 100 millions d’euros chacun.

Le premier financera le développement du RER Rabat-Salé-Kénitra.

Le second sera consacré aux infrastructures liées à l’eau.

Ces investissements illustrent la volonté des deux pays de renforcer leur coopération dans les domaines des transports, des réseaux et des équipements publics.

Une coopération tournée vers la transition énergétique

Le lancement de cet appel à manifestation d’intérêt constitue une première étape. Les entreprises et consortiums intéressés devront désormais proposer un tracé, un calendrier, un coût ainsi que les caractéristiques techniques de la future liaison.

Si le projet aboutit, cette interconnexion électrique entre le Maroc et la France renforcera les échanges d’électricité verte. Elle contribuera également au développement des réseaux énergétiques et des infrastructures nécessaires à la transition écologique.

Source : La Minute Arabe