À Clermont-Ferrand, Auvergne Habitat expérimente une gestion plus locale de l’eau dans la réhabilitation de la cité-jardin Gustave Noblemaire. Le projet associe récupération des eaux pluviales, arrosage des jardins et aménagements favorables à la biodiversité.
La résidence compte 78 logements. Sa réhabilitation ne s’est donc pas limitée à la performance énergétique des bâtiments. Le bailleur a également travaillé sur la gestion de la ressource en eau et la préservation du paysage végétal.
Une cuve de 30 m³ pour les jardins
Les eaux pluviales sont désormais gérées au plus près de leur point de chute. Les descentes d’eau et les évacuations des bâtiments ont été reprises.
Une partie des eaux est dirigée vers une cuve de stockage de 30 m³. Une pompe permet ensuite de distribuer l’eau vers quatre points d’arrosage répartis sur le site.
Les locataires qui disposent d’un jardin peuvent ainsi utiliser cette ressource pour l’arrosage. Le dispositif limite donc le recours à l’eau potable pour cet usage.
Une noue pour ralentir les écoulements
Le projet prévoit également une gestion paysagère des eaux pluviales. Une autre partie des eaux est dirigée vers des caniveaux. Ceux-ci alimentent une noue centrale.
Cette noue se situe à proximité d’une prairie, d’un verger et d’une liaison piétonne. Elle s’intègre aussi dans un espace dédié à la biodiversité.
Jachère fleurie, nichoirs à oiseaux et hôtel à insectes complètent l’aménagement. Au centre de la résidence, cet espace contribue également à créer un îlot de fraîcheur.
L’eau amène à la décarbonation
Pour Auvergne Habitat, cette opération illustre l’élargissement de sa stratégie environnementale. Engagée dès 2012 dans le cadre de sa démarche RSE, celle-ci portait initialement sur la performance énergétique des logements.
Le bailleur intègre désormais davantage la gestion de l’eau dans ses projets. Réduire les consommations d’eau potable, récupérer les eaux de pluie et limiter leur rejet vers les réseaux publics font partie des pistes étudiées.
Cette approche prend une importance particulière face à l’évolution du climat. Les épisodes de sécheresse et de fortes précipitations imposent en effet de repenser la gestion de l’eau dans les opérations de construction et de réhabilitation.
Auvergne Habitat prévoit ainsi de poursuivre ses expérimentations sur la récupération et la réutilisation de l’eau, y compris à l’échelle des logements.
