Sur l’Île d’Yeu, la station d’épuration de 19 500 EH évolue pour mieux gérer les variations saisonnières de population. Le projet prévoit notamment un séchage thermique basse température des boues. À terme, leur siccité passera de 20 % à 80 %.
Réduire les transports vers le continent
L’Île d’Yeu fait face à une contrainte logistique particulière. Les boues issues de la station doivent en effet être transportées par bateau vers le continent.
La collectivité engage donc des travaux pour réduire leur volume. L’objectif consiste à le diviser par quatre. Cette évolution doit ainsi limiter la fréquence des transports maritimes.
La station d’épuration, d’une capacité de 19 500 EH, doit aussi composer avec de fortes variations de population entre l’hiver et l’été. Le dimensionnement et l’exploitation des équipements doivent donc répondre à cette saisonnalité.
Un séchage à 40 °C
Pour traiter les boues, le projet prévoit une technologie de séchage thermique basse température. Veolia Water Technologies intervient sur cette installation aux côtés de SCE Aménagement & Environnement, chargé de la maîtrise d’œuvre.
Le procédé fonctionnera à une température de 40 °C. Il permettra de porter la siccité des boues de 20 % à 80 %.
Cette hausse de siccité réduit fortement la quantité d’eau contenue dans les boues. Elle permet donc de diminuer leur volume avant leur transport vers le continent.
Le photovoltaïque alimente le dispositif
L’installation de séchage thermique sera alimentée en synergie avec une centrale photovoltaïque au sol. Celle-ci doit produire 128 MWh par an.
Le projet associe ainsi réduction des volumes de boues et production locale d’énergie renouvelable. Il répond à la fois aux contraintes logistiques de l’île et aux enjeux de réduction des transports.
Veolia intervient sur ce projet avec SCE Aménagement & Environnement. Eiffage Construction, Bossard France et Solargie participent également à l’opération en tant que partenaires co-traitants.
