Voltalia finance une centrale hybride en Guyane

Par Armand Rosam |

Le développeur Voltalia poursuit la construction de sa centrale hybride de Sainte-Anne, en Guyane française. Pour financer cette infrastructure stratégique, un pool bancaire composé de Bpifrance, BRED Banque Populaire, Caisse d'Épargne CEPAC et Crédit Agricole Transitions & Énergies a mobilisé plus de 120 millions d'euros. Le cabinet De Gaulle Fleurance a accompagné les établissements financiers dans cette opération.

Voltalia finance une centrale hybride en Guyane

Un projet pour sécuriser le réseau électrique

Le développeur Voltalia poursuit la construction de sa centrale hybride de Sainte-Anne, en Guyane française. Pour financer cette infrastructure stratégique, un pool bancaire composé de Bpifrance, BRED Banque Populaire, Caisse d’Épargne CEPAC et Crédit Agricole Transitions & Énergies a mobilisé plus de 120 millions d’euros. Le cabinet De Gaulle Fleurance a accompagné les établissements financiers dans cette opération.

L’objectif est de renforcer la sécurité d’approvisionnement en électricité de l’ouest de la Guyane tout en accélérant la transition énergétique du territoire.

Une centrale hybride de grande capacité

Implantée à Mana, près de Saint-Laurent-du-Maroni, la centrale associera plusieurs technologies complémentaires.

Le projet comprend 43 MW de panneaux photovoltaïques, un système de stockage par batteries lithium-ion de 135 MWh et cinq groupes électrogènes de secours alimentés au biocarburant HVO, pour une puissance totale de 7 MW.

Cette combinaison permettra d’assurer une alimentation électrique continue. Elle favorisera également une meilleure intégration de l’énergie solaire au réseau.

Une production décarbonée

La future installation produira près de 50 GWh d’électricité par an. Cette capacité correspond à la consommation d’environ 50 000 habitants.

Les travaux de préparation du site ont débuté en juillet 2025. Désormais, le chantier se poursuit en vue d’une mise en service prévue en 2028.

Par ailleurs, une campagne nationale de financement participatif, achevée en avril 2026, a confirmé le soutien des acteurs locaux à ce projet.

Une réponse aux enjeux des territoires isolés

La Guyane fait partie des territoires électriques non interconnectés. Dans ce contexte, les infrastructures hybrides constituent une solution pour améliorer la résilience du réseau.

En combinant production photovoltaïque, stockage d’énergie et moyens de production pilotables, la centrale de Sainte-Anne renforcera la sécurité d’approvisionnement tout en réduisant les émissions de carbone.

Ce modèle illustre également l’évolution des réseaux électriques vers des solutions plus flexibles et plus durables.

Un financement structurant

Le financement de long terme dépasse 120 millions d’euros.

Bpifrance, BRED Banque Populaire, Caisse d’Épargne CEPAC et Auxifip interviennent comme prêteurs. De leur côté, Bpifrance, BRED Banque Populaire, Caisse d’Épargne CEPAC et Crédit Agricole Transitions & Énergies assurent le rôle d’arrangeurs.

De Gaulle Fleurance a accompagné le pool bancaire dans la structuration et la négociation de la documentation financière.

Selon Sylvie Perrin, avocate associée du cabinet, cette opération illustre le développement des infrastructures hybrides capables de concilier sécurité d’approvisionnement, performance économique et transition énergétique.