NGE démarre un chantier industriel de 6,5 millions d’euros sur le site du CEA de Grenoble. Le groupe construit une nouvelle infrastructure pour Pôle Utilités Services (PUS), filiale d’ENGIE. Les travaux ont débuté en février 2026 et dureront environ deux ans.
Un projet de 6,5 millions d’euros
Le projet PUS25 vise à renforcer les installations techniques du site. Elles alimentent notamment les salles blanches du pôle Minatec, dédié aux micro et nanotechnologies.
PUS assure la production et la distribution de plusieurs fluides industriels. Ces « utilités » sont indispensables aux activités de recherche. Elles comprennent notamment des fluides thermiques et process, des gaz vecteurs et des solutions de traitement des effluents.
Le projet prévoit donc la construction d’une plateforme industrielle de 2 500 m². Elle accueillera notamment des installations dédiées au stockage de certains fluides.
En parallèle, NGE réalise une extension de 1 500 m² du bâtiment existant. Cette nouvelle structure permettra de traiter et d’acheminer les fluides vers les salles blanches de Minatec.
NGE mobilise ses métiers
NGE GC assure le rôle de mandataire du projet. Le groupe s’appuie également sur Guintoli pour les terrassements et les VRD. NGE Fondations intervient, de son côté, sur des opérations spécifiques.
Grâce à son organisation Multimétiers, NGE a remporté les trois lots du chantier. Ceux-ci couvrent l’installation de chantier, les VRD et terrassements ainsi que le gros œuvre et le clos-couvert.
Cette organisation permet au groupe de piloter l’ensemble des ouvrages. Elle facilite aussi la gestion des interfaces entre les différents corps de métier.
Une plateforme industrielle de 2 500 m²
La future plateforme prend la forme d’une grande dalle extérieure à l’air libre. Son épaisseur varie entre 30 et 50 cm.
Elle intégrera notamment des alvéoles de stockage et des murs périphériques. Un bâtiment électrique complétera également l’installation.
De son côté, l’extension du bâtiment existant associera béton et charpente métallique. Elle assurera la liaison directe avec les installations qui alimentent les salles blanches.
Au total, le chantier nécessite 1 300 m³ de béton. Il mobilise également 200 tonnes d’acier pour la charpente métallique.
Un rack de fluides maintenu en service
Le chantier présente aussi une contrainte technique majeure. Les équipes doivent intégrer un rack existant de fluides dans la nouvelle construction.
Ce rack provient d’une tranche précédente. Il alimente en continu les salles blanches du CEA. Par conséquent, les équipes ne peuvent pas consigner les fluides pendant les travaux.
NGE met donc en place une reprise en sous-œuvre et un portage temporaire. Cette solution permet d’intégrer le rack au nouveau bâtiment. Elle maintient également les tuyauteries en fonctionnement pendant toute la durée du chantier.
« Sur un site aussi sensible et stratégique que celui du CEA, la maîtrise des interfaces techniques et des réseaux existants constitue un enjeu majeur », souligne Denis Labouebe, directeur adjoint régions Multimétiers de NGE.
La sécurité, une priorité
Enfin, le contexte du site impose des exigences élevées en matière de sécurité. NGE adapte ses procédures aux contraintes du CEA et aux spécificités du projet.
Les équipes appliquent notamment les règles de sécurité du site. Elles partagent également un objectif commun : atteindre le « 0 accident ».
Le chantier PUS25 illustre ainsi les contraintes des travaux industriels en site occupé. Il combine en effet construction neuve, extension de bâtiment, travaux de VRD et maintien en fonctionnement de réseaux existants.
Chiffres clés
- Montant du marché : 6,5 M€
- Durée des travaux : environ 2 ans
- Plateforme industrielle : 2 500 m²
- Extension de bâtiment : 1 500 m²
- Béton : 1 300 m³
- Charpente métallique : 200 tonnes d’acier
