NaTran lance, le 28 septembre 2026, la concertation préalable sur HY-FEN. Ce projet de canalisation de 820 km doit transporter de l’hydrogène renouvelable et bas-carbone entre les Bouches-du-Rhône et la Moselle. Organisée sous l’égide de la Commission nationale du débat public (CNDP), la concertation se poursuit jusqu’au 20 décembre 2026.
Une canalisation de 820 km entre Fos-sur-Mer et la Moselle
NaTran prépare HY-FEN, un projet de dorsale nationale de transport d’hydrogène renouvelable et bas-carbone. Longue d’environ 820 km, cette infrastructure reliera les Bouches-du-Rhône à la Moselle, jusqu’à la frontière allemande.
Elle desservira plusieurs bassins industriels, dont la zone industrialo-portuaire de Fos-sur-Mer, la Vallée de la Chimie et le Grand Est. Elle pourra également connecter de futurs sites de production et de stockage d’hydrogène.
Le projet prévoit des canalisations en acier enterrées à au moins un mètre de profondeur. Toutefois, son tracé définitif n’est pas encore arrêté.
NaTran étudie actuellement plusieurs options au sein d’un fuseau de 4 à 5 km de largeur. L’objectif est de retenir un parcours de moindre impact pour les riverains, l’environnement et les infrastructures.
Un maillon français du corridor européen H2med
HY-FEN constitue le maillon français du projet européen H2med. Ce corridor doit relier la péninsule Ibérique à la France, puis à l’Allemagne.
Il vise à acheminer de l’hydrogène renouvelable produit dans la péninsule Ibérique et de l’hydrogène bas-carbone issu notamment de la production nucléaire française. L’objectif est de structurer un marché européen de l’hydrogène.
L’infrastructure affichera une capacité de transport de 2 millions de tonnes d’hydrogène par an. Selon NaTran, elle pourrait contribuer à éviter l’émission d’environ 20 millions de tonnes de CO₂ par an, en réduisant le recours aux énergies fossiles dans l’industrie.
Cinq régions concernées par le projet
HY-FEN traversera cinq régions françaises : Sud, Occitanie, Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté et Grand Est.
L’infrastructure doit contribuer à renforcer la souveraineté énergétique des territoires. Elle vise aussi à soutenir l’attractivité industrielle et l’emploi. Enfin, elle pourrait favoriser le développement de nouvelles activités, notamment dans la mobilité lourde bas-carbone.
Les cinq régions concernées ont exprimé leur soutien au projet dans une déclaration commune publiée en juillet 2025. Par ailleurs, l’Union européenne a reconnu HY-FEN comme un projet d’intérêt commun.
Une concertation publique jusqu’au 20 décembre 2026
La concertation préalable débute le 28 septembre et se poursuit jusqu’au 20 décembre 2026. Organisée sous l’égide de la CNDP, elle vise à informer le public et à recueillir ses observations.
Quatre garants ont été désignés par la commission. Ils veillent à la qualité de l’information, à la participation du public et au bon déroulement des échanges.
Cette étape doit notamment permettre d’affiner le fuseau de moindre impact. Elle permettra aussi de mieux identifier les enjeux propres à chaque territoire, selon la démarche « éviter, réduire, compenser ».
Les riverains, les associations et les acteurs locaux pourront poser leurs questions et formuler leurs observations. Plusieurs rencontres sont prévues le long du tracé.
Un site internet dédié met à disposition les documents de présentation, le dossier de concertation et l’agenda des rencontres. Il propose également un formulaire de participation en ligne.
Pour participer à la concertation : concertation.projet-hyfen.com
