Les Assises du Très Haut Débit et des Infrastructures du Numérique 2026 réuniront à Paris les principaux acteurs des télécommunications, de l’énergie, des collectivités et du numérique.
À l’heure où l’intelligence artificielle, le cloud computing et les services numériques accélèrent leur développement, une question s’impose : la France dispose-t-elle des infrastructures nécessaires pour rester compétitive ?
Cette édition 2026 entend apporter des réponses concrètes. Au programme, trois grandes tables rondes consacrées aux liens entre énergie, réseaux télécoms, fibre optique, 5G, satellite et datacenters.
Placée sous le signe de la souveraineté numérique
Après l’accueil assuré par Jacques Marceau, président d’Aromates et du conseil scientifique de la Fondation Concorde, les Assises s’ouvriront avec l’intervention de Damien Michallet, président de la Commission supérieure du numérique et des postes.
La matinée se poursuivra avec une allocution d’Anne Le Hénanff, ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique.
Deux personnalités majeures du secteur apporteront ensuite leur vision :
- Laure de La Raudière, présidente de l’Arcep ;
- Emmanuelle Wargon, présidente de la Commission de régulation de l’énergie (CRE).
Le ton sera donné : l’avenir du numérique dépend désormais autant des réseaux que de l’énergie qui les alimente.
Énergie et numérique : un nouveau défi
La première session abordera l’un des sujets les plus stratégiques du moment : la convergence entre infrastructures énergétiques et infrastructures numériques.
L’explosion des usages liés au cloud, à l’intelligence artificielle et au très haut débit accroît fortement les besoins en capacité de calcul, en stockage de données et en connectivité.
Dans ce contexte, plusieurs interrogations émergent :
- la souveraineté numérique peut-elle exister sans souveraineté énergétique ?
- les réseaux électriques deviennent-ils aussi stratégiques que les réseaux télécoms ?
- l’accès à une énergie décarbonée constitue-t-il désormais un avantage concurrentiel majeur ?
Les échanges réuniront notamment des représentants du Sénat, du Sipperec, d’Enedis, de Covage ainsi que des spécialistes des infrastructures énergétiques et télécoms.
Pour les acteurs des réseaux et des travaux publics, cette session mettra en lumière les investissements nécessaires pour accompagner l’essor des usages numériques.
Fibre, 5G et satellite : vers une nouvelle concurrence des réseaux ?
La deuxième table ronde s’intéressera à l’évolution du marché des télécommunications.
Depuis plusieurs années, la fibre optique s’impose comme l’infrastructure de référence. Toutefois, la montée en puissance de la 5G et des constellations satellitaires rebat les cartes.
Les débats porteront notamment sur plusieurs questions essentielles :
- la fibre reste-t-elle l’infrastructure incontournable du très haut débit ?
- la 5G et le satellite peuvent-ils concurrencer durablement les réseaux fixes ?
- les réseaux d’initiative publique doivent-ils évoluer face à ces nouveaux usages ?
- les technologies doivent-elles s’opposer ou se compléter ?
Autour de la table seront réunis des représentants d’Infranum, de l’Avicca, d’Ericsson, de la Banque des Territoires ainsi que des opérateurs télécoms et acteurs du New Space.
Cette session sera particulièrement suivie par les collectivités territoriales engagées dans le déploiement et l’exploitation des infrastructures numériques.
Les datacenters en souveraineté industrielle
La dernière séquence de la matinée sera consacrée aux datacenters.
Avec l’essor de l’intelligence artificielle, ces infrastructures deviennent des équipements stratégiques pour les économies modernes.
La question de leur souveraineté suscite toutefois de nombreuses interrogations.
Aujourd’hui, une grande partie des équipements critiques utilisés dans les centres de données provient d’acteurs non européens. Les serveurs, processeurs et équipements réseau dépendent encore largement de chaînes d’approvisionnement mondialisées.
Les intervenants débattront notamment :
- de la place des datacenters dans la politique industrielle française ;
- de la dépendance européenne aux technologies étrangères ;
- du développement d’une filière industrielle souveraine ;
- de la sécurisation des infrastructures critiques.
Les échanges réuniront notamment des représentants de Nokia, de la Banque des Territoires, de l’AFNUM, du Parlement et du secteur du cloud computing.
Des infrastructures numériques stratégiques
Au fil des débats, une tendance forte se dessine : les infrastructures numériques ne sont plus uniquement des outils technologiques.
Elles sont désormais au cœur des enjeux de compétitivité, de souveraineté, de sécurité nationale et d’aménagement du territoire.
Réseaux de fibre optique, infrastructures mobiles, datacenters, réseaux électriques et capacités de calcul forment aujourd’hui un écosystème indissociable.
Les Assises du Très Haut Débit et des Infrastructures du Numérique 2026 illustrent parfaitement cette nouvelle réalité. Plus que jamais, l’avenir du numérique dépendra de la capacité de la France et de l’Europe à construire, sécuriser et maîtriser leurs infrastructures stratégiques.
Pourquoi les Assises du Très Haut Débit 2026 sont un rendez-vous incontournable
Pour les acteurs des réseaux, des télécommunications, de l’énergie, des collectivités et des infrastructures, cette édition 2026 s’annonce comme un moment clé.
Les sujets abordés dépassent désormais le seul cadre du numérique. Ils concernent également la planification énergétique, les réseaux de transport de données, les datacenters, les infrastructures critiques et la souveraineté industrielle.
Autant de thématiques qui façonneront les investissements publics et privés des prochaines années.
