En France, près d’un litre d’eau potable sur cinq est perdu à cause des fuites. Pour répondre à cette urgence hydrique, l’ETI française Lacroix déploie des technologies innovantes afin de connecter et de préserver nos réseaux d’eau.
La sécheresse n’est plus un phénomène exceptionnel. Depuis l’an 2000, la fréquence et la durée de ces crises ont bondi de 29 % à l’échelle mondiale, selon l’ONU. En France, cette situation met en lumière un paradoxe alarmant. Le réseau national compte près d’un million de kilomètres de canalisations. Pourtant, d’immenses volumes d’eau s’échappent avant même d’arriver à nos robinets.
Dans ce contexte tendu, le gaspillage n’est plus tolérable. C’est pourquoi la digitalisation des réseaux d’eau s’impose comme la solution la plus efficace. Lacroix apporte une réponse concrète grâce à une gestion connectée de bout en bout, allant du capteur intelligent jusqu’au pilotage en temps réel.
Mesurer pour préserver
Pour optimiser un réseau, il faut d’abord comprendre son fonctionnement. Lacroix conçoit des équipements robustes, capables de fonctionner dans les conditions les plus extrêmes. Ces technologies permettent de surveiller les infrastructures en continu.
En 2025, l’entreprise a déployé plus de 12 500 capteurs de terrain, enregistrant une hausse de 44 % en un an. Ces sondes mesurent la pression et la qualité de l’eau. De plus, elles transmettent les données à des boîtiers de collecte autonomes. Ces derniers disposent d’une autonomie de dix ans sur pile et résistent parfaitement aux inondations.
Parallèlement, les data loggers et terminaux distants (RTU) SOFREL S4W forment le cœur de cette architecture connectée. Vendus à 18 500 unités en 2025, ils collectent et envoient les informations en temps réel, même depuis les zones les plus isolées.
Une plateforme IoT centralisée et sécurisée
Les données terrain sont centralisées sur l’interface LX CONNECT. Déjà adoptée par 115 exploitants mondiaux, cette plateforme intègre une cybersécurité avancée. Enfin, l’application LX SCADA permet aux techniciens de superviser les installations directement depuis un smartphone ou un ordinateur.
Des économies massives pour le Bassin Rennais
La théorie laisse place à des résultats indiscutables sur le terrain. La Société Publique Locale (SPL) Eau du Bassin Rennais, qui dessert 450 000 habitants, a choisi d’adopter la télémétrie complète de Lacroix. Les bénéfices constatés sont majeurs et interconnectés :
- -43 % de réduction des pertes en eau
- -43 % de réduction de la consommation d’énergie
- -43 % de réduction des émissions de CO₂
Grâce à cette modernisation, la collectivité économise 270 000 euros chaque année. Ce triple résultat démontre une synergie évidente. En réduisant les fuites d’eau, les pompes fonctionnent moins longtemps. Par conséquent, la consommation électrique diminue, ce qui réduit directement l’empreinte carbone.
« Notre connaissance fine du marché de l’eau est une force majeure. Partenaire de confiance depuis 50 ans, nous concevons des solutions durables avec une protection cyber automatisée pour les infrastructures critiques. » — Vincent Bedouin, CEO de Lacroix
Face à la crise hydrique, une ambition européenne
Le stress hydrique ne s’arrête pas aux frontières françaises. Partout en Europe, les investissements s’accélèrent. L’Italie consacre 194 milliards d’euros via son plan de relance pour rénover ses canalisations, dont le taux de fuite atteint 42 %. De son côté, l’Espagne injecte plus de 3 milliards d’euros pour numériser son cycle de l’eau.
Présent dans 7 pays et distribué dans plus de 45 pays, Lacroix s’impose comme un acteur clé de cette transition. Le groupe conçoit ses solutions en stricte conformité avec les réglementations européennes, notamment les directives NIS2 et le Cyber Resilience Act.
Pour finir, la sécurité des données reste au centre des priorités. L’eau est une infrastructure vitale. C’est pourquoi Lacroix intègre des certificats automatisés et une gestion simplifiée des accès. Ces outils protègent efficacement les réseaux, sans nécessiter d’équipes techniques spécialisées au sein des petites collectivités. Agir avec précision sur les réseaux est désormais une nécessité géopolitique et sanitaire.
