Le sous-sol est une richesse stratégique. Dans son rapport d’activité 2025, le BRGM met en avant plusieurs solutions pour répondre aux défis de l’eau, de la transition énergétique et de l’adaptation au changement climatique. Des enjeux qui concernent directement les acteurs des réseaux.
Préserver la ressource en eau
Face aux sécheresses, la gestion des eaux souterraines devient une priorité. Le BRGM multiplie les travaux pour mieux connaître les aquifères et sécuriser les ressources.
L’établissement développe notamment des outils capables d’anticiper les variations des nappes phréatiques. Il travaille également sur des solutions fondées sur la nature et sur le stockage de l’eau dans le sous-sol. L’objectif est double : préserver la ressource et renforcer la résilience des territoires.
Parmi les pistes étudiées figurent les barrières physiques souterraines. Déjà utilisées dans certains pays, elles permettent de stocker l’eau directement dans les aquifères, à l’abri de l’évaporation. En France, le BRGM évalue désormais leur potentiel comme outil d’adaptation aux épisodes de sécheresse.
Des solutions testées sur le terrain
Les recherches se traduisent déjà par des expérimentations. Dans la lagune de Thau, le BRGM teste un dispositif destiné à limiter les intrusions d’eau salée dans les nappes souterraines. Cette expérimentation doit protéger durablement les ressources en eau douce.
À Mayotte, les équipes accompagnent également la réalisation de nouveaux forages d’eau potable. En parallèle, elles participent à la définition de la future stratégie territoriale de gestion de l’eau.
Enfin, un jumeau numérique de la nappe de Beauce permet désormais de prévoir l’évolution des niveaux d’eau jusqu’à six mois à l’avance. Un outil précieux pour les collectivités et les gestionnaires de réseaux.
Le sous-sol au service de la transition énergétique
Le BRGM fait également du sous-sol un levier de décarbonation. L’établissement poursuit ses travaux sur la géothermie, le stockage souterrain d’énergie, le captage du carbone et l’exploration de l’hydrogène naturel. L’objectif est de développer des solutions bas carbone adaptées aux territoires.
Cette stratégie se concrétise déjà. En 2025, la start-up CaliCO2 est née des recherches du BRGM. Son procédé de captage du CO₂, assisté par électrolyse, vise les secteurs les plus émetteurs, comme le ciment, la sidérurgie ou encore l’incinération des déchets. La jeune entreprise ambitionne de capter 3 millions de tonnes de CO₂ d’ici 2037.
Une feuille de route pour les infrastructures
Pour les acteurs des voiries et des réseaux, ces travaux ouvrent de nouvelles perspectives. Mieux gérer les ressources en eau, développer les énergies du sous-sol et anticiper les effets du changement climatique deviennent des enjeux majeurs pour les infrastructures.
Le rapport 2025 confirme ainsi le rôle du BRGM comme partenaire scientifique des territoires. Son ambition est claire : fournir les connaissances et les outils nécessaires pour concevoir des réseaux plus résilients et accompagner la transition écologique.
