L’Arcep publie aujourd’hui son rapport 2026 sur l’état de l’internet en France. L’Autorité dresse un bilan complet du fonctionnement des infrastructures numériques nationales.
Cette nouvelle édition met particulièrement en lumière l’essor fulgurant de l’intelligence artificielle générative. Ce développement transforme en profondeur les réseaux de télécommunications et pèse lourdement sur l’environnement.
Le trafic de données progresse de 10 %
La consommation de bande passante en France ne faiblit pas. À la fin de l’année 2025, le trafic de données entrant atteint 56 Tbit/s, enregistrant une hausse de 10,4 % sur un an.
Cependant, la forte concentration du trafic de données reste d’actualité. Cinq acteurs majeurs captent à eux seuls 49 % du trafic de données de destination :
- Netflix
- Akamai
- Amazon
- Meta
En parallèle, le trafic sortant bondit de 28,1 % (6,6 Tbit/s). Cette hausse rapide équilibre enfin les échanges de flux de données.
IPv6 : la France s’impose en leader mondial
La transition vers le protocole internet de nouvelle génération s’accélère. Avec un taux d’utilisation de 74,7 %, la France se classe au premier rang mondial pour l’adoption de l’IPv6.
Le saviez-vous ? 94 % des clients fixes et 83 % des abonnés mobiles grand public bénéficient aujourd’hui de l’IPv6 activé.
Toutefois, l’Arcep appelle à poursuivre l’effort de transition. Actuellement, seulement 38 % des sites web et 25 % des serveurs e-mail se révèlent accessibles avec ce protocole indispensable contre la pénurie d’adresses IPv4.
L’impact environnemental de l’IA inquiète
Le développement massif de l’intelligence artificielle générative bouscule les infrastructures physiques, en particulier les centres de données. Les datacenters subissent directement cette transition numérique d’envergure.
Malgré les efforts d’optimisation, la consommation électrique des centres de données augmente de 12 %. Leurs émissions de gaz à effet de serre bondissent de 23 %. L’Arcep insiste donc sur l’importance de l’écoconception des services numériques. Elle rappelle qu’une IA frugale en énergie s’avère souvent aussi performante qu’un grand modèle énergivore.
