NGE finance une infrastructure d’eau potable à Montevideo

Par Armand Rosam |

Le groupe NGE, via ses filiales Saceem et NGE Concessions, vient de boucler le financement d’une nouvelle infrastructure d’eau potable dans la zone métropolitaine de Montevideo.

NGE finance une infrastructure d’eau potable à Montevideo

Le groupe NGE, via ses filiales Saceem et NGE Concessions, vient de boucler le financement d’une nouvelle infrastructure d’eau potable dans la zone métropolitaine de Montevideo.

Le projet représente un investissement de 305 millions de dollars. Il doit sécuriser l’approvisionnement en eau potable d’un territoire qui concentre plus de la moitié de la population uruguayenne.

Après le bouclage financier, le chantier doit entrer dans sa phase opérationnelle dans les prochaines semaines.

305 millions de dollars pour sécuriser l’eau potable

Le projet est réalisé pour Obras Sanitarias del Estado (OSE), l’opérateur public uruguayen de l’eau. Il repose sur une société de projet dédiée.

Le financement atteint 305 millions de dollars. Il comprend 45 millions de dollars de fonds propres, soit environ 15 % du montant total.

Les actionnaires du groupement apportent ces fonds. Saceem détient 43,6 % du capital. Berkes et Ciemsa disposent chacun de 28,2 %.

En parallèle, 260 millions de dollars de dette senior complètent le financement. Cette dette est levée auprès de CAF-AM et de la CAF, Banco de Desarrollo de América Latina.

Les deux bailleurs structurent leurs financements en deux devises. Ainsi, 60 % de la dette sont libellés en pesos uruguayens indexés. Les 40 % restants sont en dollars américains.

Un contrat de 20 ans avec OSE

Le montage financier repose également sur un contrat de service de 20 ans avec OSE.

Ce contrat prévoit une rémunération liée à la disponibilité de l’infrastructure. Il apporte donc une visibilité à long terme sur les revenus du projet.

Pour NGE, ce mécanisme sécurise ainsi le financement d’une infrastructure stratégique pour la métropole de Montevideo.

« Ce bouclage financier vient concrétiser la confiance de nos partenaires financiers et de l’État uruguayen dans la solidité de notre modèle », souligne Jean Bernadet, président du groupe NGE.

Un chantier de 230 millions de dollars

Le contrat couvre plusieurs étapes. NGE intervient ainsi sur le financement, la conception, la construction, la gestion et la maintenance de l’infrastructure.

La phase de conception et de construction sera réalisée dans le cadre d’un contrat EPC de 230 millions de dollars. Les travaux doivent s’étaler sur trois ans.

Plusieurs entités du groupe participeront au projet. NGE Concessions assure notamment le montage financier.

De son côté, Saceem contribue à la conception et aux travaux de génie civil. SADE intervient pour les travaux de prise d’eau, les canalisations et le traitement de l’eau.

Enfin, les équipes du groupe assureront la maintenance de l’infrastructure sur la durée du contrat.

NGE renforce son activité dans l’eau

Cette opération constitue une première pour NGE. Il s’agit en effet de son premier projet international financé dans le domaine de l’eau potable.

Le groupe dispose toutefois déjà d’une expérience importante en Uruguay. Ces dernières années, Saceem a participé au développement et au financement de cinq projets d’infrastructures stratégiques dans les secteurs routier, ferroviaire et éducatif.

NGE avait notamment bouclé un financement de plus de 1,2 milliard de dollars pour le projet du Ferrocarril Central.

Cette nouvelle opération élargit donc son activité aux infrastructures hydrauliques. Elle illustre également la stratégie de NGE Concessions dans le financement de projets à l’international.

Une infrastructure clé à Montevideo

Avec ce projet, NGE entend mobiliser l’ensemble de ses compétences, de la structuration financière à la maintenance.

Pour Montevideo, l’enjeu est également majeur. La nouvelle infrastructure doit renforcer la sécurité de l’approvisionnement en eau potable de la zone métropolitaine.

Le chantier associe ainsi financement privé, infrastructures hydrauliques et service public de l’eau.