La transition énergétique européenne franchit une nouvelle étape décisive dans le domaine des grandes infrastructures. En effet, le groupement mené par Siemens Energy et la co-entreprise NSORe vient de décrocher un projet d’envergure en mer du Nord. Ce marché concerne le raccordement au réseau offshore NSC2 pour le compte de l’opérateur allemand 50Hertz.
Une alliance stratégique
Pour commencer, le groupe Eiffage se positionne solidement sur le marché des énergies renouvelables grâce à sa filiale belge Smulders. Cette dernière a créé la co-entreprise NSORe à parts égales avec Neptun Werft, une entité du groupe Meyer Werft.
De plus, cette nouvelle structure se dédie spécifiquement aux projets de sous-stations offshore en courant continu haute tension. En s’associant avec le géant industriel Siemens Energy, le groupe français consolide son expertise dans la construction d’infrastructures énergétiques complexes.
Un projet de raccordement hors normes de 2 gigawatts
Par ailleurs, les caractéristiques techniques du projet NSC2 illustrent l’ampleur des investissements actuels. Le contrat prévoit la construction d’une station de conversion d’une capacité colossale de 2 gigawatts.
D’une part, le marché global comprend une plateforme en mer. D’autre part, il intègre également une station de conversion terrestre. Le groupement gérera l’intégralité des opérations depuis la conception du système jusqu’à la livraison clé en main. Les équipes prendront ainsi en charge la fabrication, l’installation sur site et la mise en service finale.
[Parcs Éoliens Offshore] ➔ [Plateforme & Topside NSORe]
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[Transport Courant Continu HVDC] ➔ [Station Terrestre Siemens]
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[Réseau National Allemand 50Hertz]
Une répartition précise des compétences industrielles
En ce qui concerne la réalisation, les rôles sont clairement répartis entre les partenaires du groupement. La co-entreprise NSORe assume la responsabilité de l’ingénierie et de la construction métallique.
Ainsi, Eiffage et ses partenaires fabriqueront la fondation de type jacket. Ils réaliseront aussi le topside, cette structure supérieure qui abrite les transformateurs et les convertisseurs de courant. La production se déroulera dans les usines de Rostock et de Vlissingen, assurant une forte activité industrielle. En contrepartie, Siemens Energy fournira l’ensemble des systèmes électrotechniques haute tension et gérera la station à terre.
Des perspectives à long terme
En outre, ce projet s’inscrit dans une vision à très long terme pour les réseaux de transport d’électricité. La mise en service de la plateforme NSC2 est officiellement planifiée pour la fin de l’année 2034.
Cependant, les perspectives économiques du groupement dépassent déjà ce premier jalon. En effet, des négociations exclusives sont actuellement engagées pour un second projet d’une ampleur similaire. Cette dynamique confirme le besoin urgent de nouvelles infrastructures pour interconnecter la production marine aux réseaux terrestres.
Le boom des infrastructures électriques
Pour finir, ce succès industriel démontre que l’avenir des grands constructeurs passe par les réseaux de nouvelle génération. Le raccordement des parcs éoliens lointains exige des compétences uniques en génie civil et en électricité lourde. Grâce à ce contrat en Allemagne, Eiffage valide sa stratégie de diversification et s’impose comme un acteur clé des réseaux énergétiques européens de demain.
