Hydrolien : la filière presse l’État d’agir

Par Armand Rosam |

La filière française de l'hydrolien marin appelle le Gouvernement à passer à l'action. Dans une lettre ouverte publiée le 1er juillet, les porteurs des projets pilotes NH1 et FloWatt demandent à l'État de respecter ses engagements. Ils dénoncent un blocage qui retarde le lancement des premiers parcs hydroliens au raz Blanchard.

Hydrolien : la filière presse l’État d’agir

La filière française de l’hydrolien marin appelle le Gouvernement à passer à l’action. Dans une lettre ouverte publiée le 1er juillet, les porteurs des projets pilotes NH1 et FloWatt demandent à l’État de respecter ses engagements. Ils dénoncent un blocage qui retarde le lancement des premiers parcs hydroliens au raz Blanchard.

Les projets attendent le feu vert

Qair et HydroQuest portent le projet FloWatt. Normandie Hydroliennes SAS développe NH1.

Ensemble, ces deux fermes pilotes totalisent près de 30 MW de puissance installée.

Les équipes ont obtenu toutes les autorisations administratives et environnementales. Aucun recours ne freine les projets. Les industriels se disent prêts à lancer les travaux.

Pourtant, rien n’avance.

L’État bloque le calendrier

Les signataires pointent un seul obstacle : l’État n’a toujours pas notifié à la Commission européenne le dispositif de soutien prévu pour ces projets.

Cette démarche doit ouvrir la voie à la publication de l’arrêté tarifaire. Ce texte fixera le complément de rémunération de l’électricité produite.

Sans cet arrêté, les porteurs de projets ne peuvent pas finaliser leurs investissements. Les banques ne débloquent pas les financements. Les industriels ne lancent pas la production.

Chaque mois de retard fragilise un peu plus la filière.

Une ambition qui doit se concrétiser

La France a pourtant affiché ses ambitions.

La Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) classe l’hydrolien parmi les filières stratégiques. Elle prévoit un premier appel d’offres commercial de 250 MW au raz Blanchard d’ici 2030.

Pour les industriels, les fermes pilotes constituent une étape incontournable. Elles permettront de valider les technologies, de structurer la filière et de préparer les futurs projets commerciaux.

Des emplois et des compétences en jeu

Les signataires alertent sur les conséquences d’un nouveau retard.

Ils craignent de voir s’éroder les investissements déjà engagés. Ils redoutent aussi une perte de compétences et d’emplois.

Selon eux, la France risque également de perdre son avance technologique dans les énergies marines renouvelables.

À leurs yeux, cette situation contredit les objectifs de souveraineté énergétique et de réindustrialisation portés par le Gouvernement.

Les industriels demandent des actes

Les porteurs de projets demandent au Gouvernement d’agir rapidement.

Ils réclament la notification officielle des aides d’État à la Commission européenne. Puis la publication de l’arrêté tarifaire indispensable au lancement des projets NH1 et FloWatt.

« Les projets sont prêts. Les industriels sont prêts. Les territoires sont prêts », rappellent-ils.

Ils estiment désormais que l’État doit transformer ses annonces en décisions concrètes.

Une filière unie

Une trentaine d’entreprises, d’industriels, de fédérations et d’organisations professionnelles ont cosigné cette lettre ouverte.

Tous défendent le même objectif : lancer les premières fermes pilotes françaises et donner à l’hydrolien marin les moyens de devenir une véritable filière industrielle.