Le contrecoup de cette crise est déjà là : un impact sur les coûts difficilement soutenable, et des tensions sur les délais de livraison.
La flambée des prix des matières premières pétrochimiques et de l’aluminium
La hausse du cours du pétrole (Brent) impacte durablement les matières plastiques de base, les additifs, les silicones et le polyuréthane. Par conséquent, les délais de livraison subissent déjà des allongements pouvant être supérieurs à 6 mois. De plus, l’éthylène (C2), constituant la base de nombreuses matières plastiques, a vu son cours augmenter de près de 40% entre février et mars 2026. Concernant les métaux, le cours de l’aluminium, essentiel pour les câbles des réseaux de transport et de distribution, a augmenté de 16% depuis le début du conflit, semblable au pic historique observé au début du conflit ukrainien.
Incertitudes sur l’approvisionnement en cuivre et en soufre
Des craintes ont été émises par l’organisation concernant la réduction de la production de bruts soufrés et la fermeture du détroit d’Ormuz, impactant directement la fabrication d’acide sulfurique et donc la production pyrométallurgique du cuivre, utilisée par 80% du marché. Par ailleurs, son cours a atteint un record historique d’environ 13000 US$/T depuis janvier 2026.
Léa Fruchart
