La transition énergétique passe aussi par une meilleure utilisation des ressources existantes. Chaque année, l’industrie rejette d’importantes quantités de chaleur dans l’environnement. Cette énergie, dite “chaleur fatale”, reste encore largement sous-exploitée.
Basée à Toulouse, Water Horizon propose une solution concrète. L’entreprise développe une technologie capable de capter, stocker et valoriser cette chaleur fatale pour produire du froid ou de la chaleur utile, au plus près des besoins.
Valoriser la chaleur perdue
Dans les territoires, la gestion de l’énergie devient un sujet central. Les réseaux urbains, les zones industrielles et les infrastructures doivent désormais intégrer des solutions plus sobres et plus circulaires.
La chaleur fatale représente un gisement important. Elle provient de nombreux procédés industriels : production, transformation ou encore traitement thermique. Jusqu’à présent, cette énergie était simplement dissipée.
Water Horizon change cette approche. L’entreprise transforme une perte en ressource énergétique locale. Elle s’inscrit ainsi dans une logique de réseaux énergétiques intelligents et interconnectés.
Une technologie thermochimique innovante
Pour valoriser cette chaleur, Water Horizon s’appuie sur un procédé thermochimique breveté. Cette technologie permet de capter l’énergie, puis de la stocker sous une forme transportable.
Ensuite, cette énergie peut être acheminée vers un autre site. Elle est alors restituée sous forme de froid ou de chaleur, selon les besoins.
Ce fonctionnement ouvre de nouvelles perspectives. Il devient possible de connecter des sites industriels entre eux, même à distance. Un site émetteur de chaleur peut ainsi alimenter un site consommateur.
Produire du froid décarboné pour les usages locaux
L’un des atouts majeurs de la solution réside dans la production de froid. Dans de nombreux secteurs, notamment l’agroalimentaire ou la logistique, les besoins en froid sont importants.
Grâce à cette technologie, il est possible de produire un froid local, propre et compétitif, sans recourir à des énergies fossiles.
Ce modèle réduit la dépendance énergétique. Il contribue également à limiter les émissions de CO₂.
Des projets déjà opérationnels
Water Horizon ne se limite pas à la recherche. L’entreprise déploie déjà sa solution à l’échelle industrielle.
Deux projets sont aujourd’hui en exploitation, notamment à Toulouse et à Bessières. Ces installations démontrent la viabilité technique et économique du modèle.
Elles confirment aussi l’intérêt de ce type de solution pour les territoires. En effet, la valorisation locale de l’énergie permet d’optimiser les infrastructures existantes.
Une solution adaptée aux enjeux de l’aménagement
Pour les acteurs des réseaux, cette innovation ouvre de nouvelles perspectives. Elle s’intègre dans les réflexions autour des réseaux de chaleur et de froid, de l’aménagement durable et de la planification énergétique.
En reliant production et consommation d’énergie, Water Horizon participe à la création de boucles locales d’énergie. Ces systèmes réduisent les flux inutiles et renforcent la résilience des territoires.
Ils offrent aussi une alternative aux modèles centralisés traditionnels.
Vers une industrie plus circulaire
Avec cette approche, Water Horizon s’inscrit dans une dynamique de décarbonation de l’industrie.
L’entreprise valorise une ressource déjà disponible. Elle limite les pertes et améliore l’efficacité énergétique globale.
À terme, ce type de solution pourrait jouer un rôle clé dans la transformation des zones industrielles et des infrastructures énergétiques.
Un changement de paradigme est en cours : l’énergie ne se consomme plus seulement, elle se récupère, se stocke et se partage.
