Le SIAAP contribue à rendre possible la baignade en Seine et en Marne

Par Armand Rosam |

Après le succès des Jeux Olympiques et Paralymiques de Paris 2024, puis l'ouverture historique de la baignade au grand public en 2025, l'été 2026 marque une nouvelle étape pour la Seine et la Marne.

Le SIAAP contribue à rendre possible la baignade en Seine et en Marne

Après le succès des Jeux Olympiques et Paralymiques de Paris 2024, puis l’ouverture historique de la baignade au grand public en 2025, l’été 2026 marque une nouvelle étape pour la Seine et la Marne.

Derrière cette réussite environnementale se trouve un acteur essentiel : le SIAAP. Depuis plusieurs décennies, le Syndicat Interdépartemental pour l’Assainissement de l’Agglomération Parisienne investit dans des infrastructures performantes afin d’améliorer durablement la qualité de l’eau.

Grâce à son expertise et à l’engagement de ses équipes, le SIAAP contribue directement à rendre possible la baignade dans les cours d’eau franciliens.

Une mission essentielle

Il convient de rappeler un point important : le SIAAP ne nettoie pas directement la Seine ni la Marne.

Sa mission consiste à collecter et traiter les eaux usées issues des réseaux d’assainissement. Ces eaux proviennent des usages domestiques, industriels et des eaux pluviales. Une fois traitées dans ses usines, elles sont restituées aux milieux naturels dans les meilleures conditions possibles.

Cette action joue un rôle majeur dans l’amélioration de la qualité des fleuves franciliens et dans la préservation de la biodiversité.

Un dispositif mobilisé du 20 juin au 6 septembre 2026

Pendant toute la période d’ouverture des sites de baignade, du 20 juin au 6 septembre 2026, le SIAAP assure trois missions principales :

  • protéger la qualité de l’eau ;
  • mesurer les performances environnementales des cours d’eau ;
  • informer les autorités et les acteurs concernés.

Cette organisation constitue un maillon indispensable du dispositif de baignade.

Des investissements massifs

Depuis le lancement du Plan Baignade en 2016, le SIAAP a engagé près de 500 millions d’euros d’investissements. Parmi cette somme, 145 millions d’euros proviennent du soutien de l’Agence de l’Eau Seine-Normandie.

Ces investissements ont permis de moderniser les infrastructures d’assainissement franciliennes. Ils ont également renforcé les capacités de stockage des eaux lors des épisodes pluvieux.

L’objectif est de limiter les rejets dans le milieu naturel et garantir une qualité d’eau compatible avec la baignade.

Des unités de désinfection performantes

La qualité bactériologique constitue le critère principal pour autoriser la baignade en rivière.

Pour répondre à cette exigence, le SIAAP a équipé deux de ses principales usines de dispositifs de désinfection :

  • l’usine Marne Aval, à Noisy-le-Grand, utilise un traitement par rayons ultraviolets (UV) ;
  • l’usine Seine Valenton, à Valenton, s’appuie sur un procédé de désinfection par ajout d’un désinfectant organique.

Ces équipements ciblent notamment les bactéries Escherichia coli et les entérocoques intestinaux.

Les résultats observés lors de la saison 2025 ont confirmé leur efficacité. Les installations ont fonctionné avec une disponibilité maximale et ont atteint les objectifs de qualité attendus pour la baignade.

Des ouvrages de stockage fiables en cas de pluie

Le SIAAP s’appuie également sur plusieurs ouvrages stratégiques pour gérer les eaux lors des épisodes pluvieux.

Parmi eux figurent :

  • le collecteur VL8 ;
  • le siphon sous la Marne ;
  • les deux bassins de stockage de l’usine Marne Aval.

En 2025, ces infrastructures sont restées opérationnelles durant toute la saison de baignade. Elles ont permis de stocker une partie des eaux pendant les épisodes météorologiques défavorables et de limiter leur impact sur la qualité des fleuves.

Un suivi permanent de la qualité de l’eau

Au-delà du traitement des eaux usées, le SIAAP assure un suivi continu de la qualité de la Seine et de la Marne.

Pour cela, il utilise notamment des analyseurs automatiques ColiMinder. Ces équipements réalisent des mesures microbiologiques à haute fréquence.

Deux stations stratégiques sont implantées :

  • à Saint-Maurice, en aval de l’usine Marne Aval ;
  • à Port-à-l’Anglais, en aval de l’usine Seine Valenton.

Grâce à ces outils, les gestionnaires disposent d’informations précieuses plusieurs heures avant l’arrivée des eaux au cœur de Paris.

Durant la saison 2025, le SIAAP a effectué plus de 650 relevés et mesures afin d’éclairer les décisions d’ouverture ou de fermeture des sites de baignade.

Un acteur central de la gouvernance de la baignade

La réussite de la baignade en Seine et en Marne repose sur une coordination permanente entre de nombreux acteurs.

Le SIAAP travaille aux côtés :

  • des maires, responsables des eaux de baignade ;
  • des services préfectoraux ;
  • de l’Agence Régionale de Santé ;
  • des partenaires de l’assainissement.

Son centre de pilotage Saphyrs assure une surveillance continue 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

Pendant l’été 2025, aucune pollution n’a nécessité d’investigation complémentaire sur les réseaux exploités par le syndicat.

Le SIAAP ne décide pas de l’ouverture des sites de baignade

Le SIAAP joue un rôle technique déterminant. En revanche, il ne décide ni des lieux de baignade ni des conditions d’ouverture.

Ces décisions relèvent des collectivités locales et des autorités sanitaires.

Par ailleurs, la baignade reste conditionnée aux conditions météorologiques. Elle peut être suspendue après de fortes pluies ou des épisodes orageux susceptibles d’altérer temporairement la qualité de l’eau.

Poursuivre les ambitions en 2026

Le succès de la première saison de baignade ouverte au public en 2025 a démontré la pertinence des investissements réalisés par le SIAAP.

L’été 2026 s’inscrit donc dans une dynamique durable de reconquête des fleuves urbains. Cette stratégie améliore la qualité de l’eau, favorise la biodiversité et renforce l’attractivité du territoire francilien.

Comme l’a rappelé François-Marie Didier, président du SIAAP, la baignade en Seine et en Marne est désormais une réalité durable pour les habitants de l’Île-de-France.

Une certitude demeure : sans les infrastructures, les investissements et l’expertise du SIAAP, la baignade dans les fleuves franciliens ne serait tout simplement pas possible.