À compter du 1er juillet, le prix du gaz augmente pour une grande partie des consommateurs. La hausse atteint 7,1 % pour de nombreux contrats et 1,5 % pour les offres à prix fixe.
Selon les organisations à l’origine de cet appel, cette évolution s’explique par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient ainsi que par la mise en place de nouveaux mécanismes de financement.
Un appel à une loi sur l’accès à l’énergie
Face à cette hausse, le réseau Cler, le Réseau Action Climat, le Secours Catholique-Caritas France et T&E France demandent au Gouvernement de présenter rapidement un projet de loi au Parlement.
Leur objectif est de garantir un accès à l’énergie pour tous. Cette mesure concernerait à la fois le logement et la mobilité. Les quatre organisations estiment que les ménages les plus modestes ne doivent plus avoir à arbitrer entre leurs dépenses essentielles.
Étienne Charbit, responsable de projet Europe au réseau Cler, résume l’urgence de la situation :
« Il y a urgence à légiférer pour que plus personne n’ait à choisir entre se déplacer, se chauffer, se nourrir, se soigner… et améliorer durablement les conditions de logement et de déplacements pour toutes et tous. »
Une feuille de route sociale pour le climat attendue
Les associations souhaitent également que la France transpose pleinement le droit européen. Elles demandent la publication de la feuille de route sociale pour le climat, attendue depuis un an.
Ce document permettrait notamment de renforcer les aides à la rénovation énergétique. Les organisations proposent d’augmenter les plafonds de MaPrimeRénov’ pour les ménages les plus vulnérables. Elles souhaitent aussi une enveloppe budgétaire plus importante afin d’accélérer les rénovations performantes.
Un soutien temporaire pour les ménages modestes
À court terme, les quatre organisations proposent la création d’un soutien temporaire pour l’accès à l’énergie.
Cette aide prendrait la forme d’un versement direct aux ménages modestes et aux revenus intermédiaires. L’objectif est de les aider à faire face à la hausse des dépenses énergétiques.
Selon les associations, cette mesure doit toutefois rester provisoire. Elle doit s’accompagner de solutions durables, comme la rénovation énergétique des logements et le développement de modes de déplacement moins dépendants des énergies fossiles.
