Le Département des Bouches-du-Rhône poursuit le développement des mobilités douces tout en renforçant la résilience hydraulique de son territoire. Dans le cadre de l’aménagement d’une nouvelle piste cyclable reliant Luynes au quartier du Pont-de-l’Arc, le groupement constitué de plusieurs entités de Spie Batignolles est chargé de réaliser trois ouvrages de gestion des eaux pluviales : deux nouveaux bassins de filtration et l’extension d’un bassin existant.
Lancé en janvier 2025, le chantier doit s’achever en juin 2026 après trois mois d’études et douze mois de travaux.
Sécuriser les eaux pluviales
Le projet accompagne la création d’une voie verte le long de la RD8n, destinée à favoriser les déplacements à vélo et à pied entre Luynes, Aix-en-Provence et Bouc-Bel-Air.
Au-delà de l’aménagement cyclable, le Département des Bouches-du-Rhône a intégré une importante composante hydraulique afin de limiter les risques d’inondation liés aux épisodes pluvieux de plus en plus intenses.
Les travaux comprennent :
- la création d’un bassin Nord ;
- la réalisation d’un bassin Centre ;
- l’agrandissement du bassin Sud existant.
Ces ouvrages permettront de stocker et filtrer les eaux pluviales avant leur rejet, tout en limitant l’imperméabilisation des sols et les risques de ruissellement.
Un bassin Centre particulièrement technique
Le bassin Centre constitue la partie la plus complexe de l’opération. Excavé sur 7 mètres de profondeur pour 36 mètres de longueur, il a nécessité la mobilisation des expertises de Spie batignolles fondations en matière d’ouvrages d’art et de soutènement.
Le chantier comprend notamment :
- 124 pieux sécants de 800 mm de diamètre ;
- une poutre de couronnement et des butons de stabilisation ;
- un terrassement en fouille profonde ;
- un parement en béton projeté ;
- un radier en béton armé de 40 cm ;
- un dispositif complet d’étanchéité ;
- un système de drainage et un massif filtrant ;
- l’installation des équipements de sécurité et d’exploitation.
La profondeur exceptionnelle de l’ouvrage a nécessité un phasage précis ainsi qu’une attention particulière lors du forage des pieux et de la réalisation du radier.
Un bassin Nord entièrement repensé
Les études géotechniques réalisées au démarrage du chantier ont conduit à revoir la conception du bassin Nord.
Le projet initial prévoyait l’excavation de près de 20 000 m³ de déblais. Les caractéristiques des terrains ont finalement conduit le maître d’ouvrage à opter pour un bassin totalement enterré sous la future piste cyclable.
Les travaux comprennent notamment :
- un blindage à double glissière sur 40 mètres de longueur et 6 mètres de profondeur ;
- la pose de cadres préfabriqués de 3,50 x 3,10 mètres à l’aide d’une grue mobile ;
- un drainage périphérique ;
- un collecteur béton DN600 ;
- des regards techniques sur mesure ;
- les différents équipements hydrauliques nécessaires au fonctionnement du bassin.
Une extension plus classique pour le bassin Sud
Le bassin Sud existant fait quant à lui l’objet d’un agrandissement réalisé selon des méthodes traditionnelles de terrassement et de talutage.
Une fois les travaux achevés, les trois bassins offriront une capacité de stockage significative lors des épisodes de fortes pluies, renforçant ainsi la résilience hydraulique du secteur.
Trois expertises mobilisées
Le marché réunit trois entités du groupe Spie batignolles :
- Spie Batignolles Travaux Publics, mandataire du groupement, en charge des terrassements, ouvrages d’art et aménagements ;
- Spie Batignolles Fondations, responsable des travaux de soutènement et des pieux sécants ;
- Solev, filiale de Spie Batignolles Paysage, chargée des aménagements paysagers et des travaux préparatoires de débroussaillage, d’abattage et de dessouchage.
Cette organisation permet de mutualiser les compétences du groupe sur un chantier mêlant infrastructures routières, génie civil, hydraulique et paysage.
Un chantier mené sous circulation
L’opération se déroule le long de la RD8n, un axe particulièrement fréquenté desservant notamment l’Hôpital Privé de Provence.
Le maintien de la circulation pendant les travaux a nécessité une coordination étroite entre les différents intervenants ainsi qu’une planification fine des différentes phases du chantier.
Le projet comporte également une dimension sociale avec 370 heures d’insertion réservées à des personnes éloignées de l’emploi.
