OMNEGY publie chaque semaine une analyse détaillée de l’évolution des marchés de l’énergie. Cette semaine, le cabinet met en évidence une forte baisse du pétrole, un recul continu du gaz naturel et une stabilisation des prix de l’électricité. En parallèle, les marchés du CO₂ et du charbon évoluent plus modérément.
Cette détente des prix intervient alors que les perspectives d’un accord entre les États-Unis et Iran réduisent progressivement la prime géopolitique intégrée par les marchés. Toutefois, les incertitudes restent nombreuses, notamment autour du programme nucléaire iranien et de la sécurité du détroit d’Ormuz.
Le pétrole recule fortement
Le Brent a chuté de 11,2 % sur la semaine. Son prix est passé de 114,01 à 101,29 dollars par baril. Il est même brièvement repassé sous le seuil symbolique des 100 dollars.
Cette baisse reflète les espoirs d’un accord diplomatique entre Washington et Téhéran. En effet, l’administration américaine a suspendu l’opération « Project Freedom », initialement destinée à escorter les navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz. Ce signal a immédiatement rassuré les marchés.
Cependant, la situation reste fragile. Les discussions se poursuivent, mais plusieurs points de désaccord persistent. Par conséquent, les cours du pétrole demeurent sensibles à tout rebondissement géopolitique.
Le gaz naturel poursuit sa détente
Les prix du gaz naturel continuent de reculer en Europe. Le contrat pour juin 2026 s’établit à 43,49 €/MWh, tandis que le prix pour 2027 descend à 35,35 €/MWh.
Cette tendance s’explique notamment par une campagne d’injection très dynamique. Les stocks européens atteignent 34,5 % de remplissage, alors que les réserves françaises progressent à 35 %.
En outre, les températures restent supérieures aux normales saisonnières, ce qui réduit la demande. Dans ce contexte, la baisse du pétrole renforce encore le sentiment baissier sur les marchés gaziers.
Les prix de l’électricité se stabilisent
Après une chute de 23 % la semaine précédente, les prix de l’électricité se stabilisent. Le contrat pour juin 2026 remonte légèrement à 23,59 €/MWh.
Dans le même temps, les produits à plus long terme poursuivent leur baisse. Le prix de 2027 s’établit à 52,31 €/MWh, tandis que celui de 2028 recule à 50,04 €/MWh.
Cette évolution s’explique par une meilleure disponibilité du parc nucléaire français, qui atteint 48,9 GW, ainsi que par une production solaire toujours abondante en Europe du Sud.
Le marché du CO₂ retrouve son équilibre
Le prix des quotas de Dioxyde de carbone pour décembre 2026 progresse de 1,9 % pour atteindre 75,20 €/tonne.
Le marché semble désormais évoluer dans un corridor relativement stable. D’un côté, les mécanismes réglementaires comme le CBAM soutiennent les prix. De l’autre, la faiblesse de l’activité industrielle limite la demande en quotas.
Ainsi, le CO₂ reste l’une des commodités les plus stables du marché énergétique européen.
Le charbon résiste
Contrairement au pétrole et au gaz, le charbon progresse de 2 % pour atteindre 111,60 dollars par tonne.
Cette hausse s’explique par une demande soutenue en Asie du Sud-Est et par le maintien de certains arbitrages en faveur du charbon dans plusieurs pays européens.
Une accalmie relative, mais des incertitudes persistantes
L’analyse d’OMNEGY montre que la détente des marchés repose essentiellement sur les perspectives d’un apaisement géopolitique au Moyen-Orient. Toutefois, les négociations entre les États-Unis et l’Iran n’ont pas encore abouti.
Par conséquent, les acteurs des secteurs de l’énergie, de l’industrie et des infrastructures doivent rester attentifs à l’évolution des discussions et à leurs effets sur les prix des commodités.
