L’aménagement numérique des territoires franchit un cap historique en cette année 2026. En effet, l’Arcep vient de publier les résultats de son observatoire des services fixes à haut et très haut débit pour le premier trimestre. Les chiffres démontrent que la fibre optique s’impose définitivement comme l’infrastructure de référence pour le réseau fixe français.
Un réseau de distribution qui frôle la couverture intégrale
Pour commencer, les investissements dans les infrastructures de télécommunications portent leurs fruits. Sur un total de 45,1 millions de locaux recensés en France, 42,8 millions sont désormais raccordables à la fibre optique.
Par conséquent, le taux de couverture national atteint le niveau record de 94,9 %. Les opérateurs doivent encore rendre raccordables les 2,3 millions de locaux restants pour finaliser le réseau. Au cours du seul premier trimestre, les entreprises de génie civil ont ainsi rendu 345 000 nouveaux locaux éligibles.
Une dynamique portée par les Réseaux d’Initiative Publique
De plus, l’analyse des données par zone montre une répartition géographique précise des chantiers. Ce sont les Réseaux d’Initiative Publique, gérés par les collectivités, qui tirent la croissance vers le haut.
D’une part, ces réseaux publics ont raccordé 175 000 locaux durant le trimestre, bien qu’il reste encore un million de lignes à déployer. D’autre part, les zones d’initiative privée moins denses affichent 95 000 nouveaux raccordements. Enfin, les zones très denses complètent cette progression avec 65 000 locaux supplémentaires connectés au réseau filaire.
[Locaux Raccordables en France] ➔ 42,8 millions (94,9 % de couverture)
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[Effort du Trimestre] ➔ 345 000 nouveaux locaux connectés
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[Moteur Principal] ➔ Réseaux d'Initiative Publique (175 000)
Le suivi rigoureux des engagements des opérateurs
Cependant, le déploiement de ces infrastructures nécessite un contrôle strict de la part du régulateur. L’Arcep assure ainsi le suivi régulier des engagements souscrits par les grands opérateurs nationaux.
En zone AMII, les taux de réalisation se révèlent particulièrement élevés. Les communes sur lesquelles Orange s’est engagé affichent un taux de raccordement de 96,1 %. De son côté, SFR atteint 98,2 % de locaux raccordables sur sa zone d’engagement. Pour les territoires concernés par les appels à manifestation d’engagements locaux, les déploiements se poursuivent également territoire par territoire.
Une transition commerciale massive vers le très haut débit
En outre, cette modernisation des réseaux de voirie se traduit par un basculement massif des usages. Les abonnements au réseau cuivre traditionnel s’effondrent logiquement au profit de la fibre optique.
Ainsi, la France compte désormais 27,7 millions d’abonnements actifs à la fibre, ce qui représente 84 % du marché internet fixe total. Si l’on englobe les autres technologies comme le VDSL2, le câble ou le satellite, le très haut débit capte 89 % des abonnés. À l’inverse, le haut débit classique diminue de 410 000 accès ce trimestre pour s’établir à seulement 3,6 millions de lignes.
L’étape finale du grand chantier fibre
Pour finir, la France entre dans la phase terminale du déploiement de son infrastructure numérique moderne. La croissance globale du marché reste stable avec 110 000 abonnements supplémentaires en trois mois. Grâce aux outils cartographiques comme Ma connexion internet, les gestionnaires de réseaux peuvent suivre précisément l’avancement des derniers chantiers pour atteindre l’objectif du 100 % raccordable.
