Valoriser les déchets non recyclables grâce à la pyrogazéification

Par Alexandre Foumangoye |

Le Syctom s'associe à plusieurs partenaires pour mener des essais de pyrogazéification, une technologie prometteuse capable de transformer des déchets solides non recyclables en gaz injectable dans les réseaux énergétiques.

Valoriser les déchets non recyclables grâce à la pyrogazéification

Le Syctom s’associe à plusieurs partenaires pour mener des essais de pyrogazéification, une technologie prometteuse capable de transformer des déchets solides non recyclables en gaz injectable dans les réseaux énergétiques.

Un partenariat au service de la transition écologique

Le Syctom, NaTran, Citeo et Ecomaison ont conclu un accord de partenariat afin de conduire des essais de pyrogazéification. L’objectif est d’accélérer la viabilité technologique et économique d’une filière de valorisation des déchets par ce procédé, en vue de produire un gaz injectable dans les réseaux.

Ce projet innovant s’inscrit dans le cadre du programme scientifique du Syctom, et plus précisément de son volet dédié à la décarbonation. La pyrogazéification représente en effet une solution technologique prometteuse pour la transition écologique des territoires, en permettant la production d’une énergie renouvelable à partir de matières jusqu’alors peu ou pas valorisées. Ces dernières années, plusieurs projets pilotes ou démonstrateurs ont été mis en place en France et en Europe, notamment dans le domaine de la valorisation énergétique d’intrants biomasse — propre ou en résidus — non utilisés en méthanisation.

Des essais ciblés sur les refus de tri

Le Syctom a pour ambition de valoriser énergétiquement les refus de tri issus des objets encombrants collectés sur son territoire. Dans un premier temps, le projet vise à réaliser des essais sur des sites de pyrogazéification existants, afin d’aboutir à une caractérisation fine du gaz et du char produits au cours du processus de gazéification.

Dans un second temps, il s’agira d’organiser une consultation auprès des acteurs de l’écosystème de traitement des syngas — ou gaz de synthèse — pour évaluer, sur les plans technique et économique, les solutions permettant leur conversion en gaz injectable dans les réseaux.

La pyrogazéification peut ainsi traiter des matières organiques relativement sèches — biomasses ligneuses, bois en fin de vie, résidus de cultures — mais aussi des déchets carbonés variés tels que les pneus usagés ou les boues de stations d’épuration séchées.