L’Arcep publie la 7ᵉ édition de son observatoire. Celui-ci évalue les effets des travaux engagés par la filière sur la qualité de l’exploitation des réseaux. Il décrit l’état des réseaux jusqu’à septembre 2025.
La qualité de l’exploitation se stabilise sur la majorité des réseaux
L’observatoire de l’Arcep rend compte de l’évolution des taux de pannes signalées à l’opérateur d’infrastructure. Il analyse aussi les échecs au raccordement.
Les résultats de cette 7ᵉ édition confirment l’amélioration du taux de pannes signalées par les opérateurs commerciaux aux opérateurs d’infrastructure.
Ce taux se situe désormais autour de 0,12 % au niveau national en septembre 2025.
Le nombre de réseaux affichant un taux de pannes supérieur à 1 % a fortement diminué.
Il passe de 9 réseaux en mars 2023 (environ 420 000 abonnés) à 3 réseaux en septembre 2025 (83 500 abonnés).
Concernant les échecs au raccordement, l’Arcep observe une stabilisation au niveau national. Le taux s’établit autour de 5,9 % en septembre 2025.
Cependant, le nombre de réseaux avec un taux d’échecs au raccordement inférieur à 5 % diminue. Il passe de 95 réseaux dans la précédente version de l’observatoire à 82 réseaux dans cette 7ᵉ édition.
Cette tendance peut notamment s’expliquer par l’augmentation des situations complexes parmi les raccordements restant à réaliser.
Des efforts à poursuivre sur les réseaux les plus dégradés
Ces évolutions positives au niveau national résultent des travaux mis en œuvre par les opérateurs d’infrastructure et les opérateurs commerciaux pour améliorer la qualité des réseaux en fibre optique.
Les progrès sont particulièrement visibles sur les réseaux ayant fait l’objet d’un plan de remise en état par l’opérateur d’infrastructure.
Toutefois, les taux de pannes et d’échecs au raccordement observés sur certaines zones concernées par un plan de reprise restent souvent supérieurs aux standards du marché.
Alors que certains plans de reprise sont déjà achevés, l’Arcep appelle à maintenir les efforts engagés dans les communes où les indicateurs de qualité restent dégradés.
La qualité des raccordements à améliorer
Depuis mars 2025, l’observatoire présente de nouveaux indicateurs. Ils permettent d’évaluer le respect des processus industriels par les opérateurs commerciaux lors des raccordements.
Ces indicateurs concernent le taux de raccordements non conformes et le taux de malfaçons reprises dans un délai de 30 jours.
L’Arcep observe à nouveau des disparités entre les opérateurs commerciaux.
Elle rappelle la nécessité d’un meilleur contrôle des interventions réalisées par les techniciens ou leurs sous-traitants.
La persistance des malfaçons lors des raccordements nuit à la qualité des réseaux dans la durée. Elle dégrade aussi l’expérience de l’utilisateur final, notamment lors d’un changement d’opérateur.
À ce stade, les données publiées sur les raccordements non conformes ne couvrent que les réseaux d’un seul opérateur d’infrastructure.
L’Arcep demande à l’ensemble des opérateurs d’infrastructure de produire, pour la prochaine édition, des analyses à partir des comptes rendus d’intervention transmis par les opérateurs commerciaux.
L’objectif est d’enrichir cet indicateur et de mesurer la qualité des interventions sur l’ensemble du territoire national.
La qualité, un chantier prioritaire pour l’Arcep
Les réseaux en fibre optique sont devenus l’infrastructure de référence en France pour les services de télécommunications, notamment pour l’accès fixe à internet.
Consciente des enjeux liés à la qualité de l’exploitation de ces réseaux, l’Arcep a engagé dès 2019 des travaux avec les opérateurs afin de résoudre les difficultés observées.
En septembre 2022, les opérateurs ont présenté à l’Arcep et au gouvernement un plan d’action intitulé « Qualité de la fibre ». Le suivi de ce plan est assuré par l’Autorité.
L’Arcep rend régulièrement compte sur son site internet de l’avancée de ces travaux, qui s’articulent autour de deux axes principaux :
- l’amélioration de la qualité des interventions des techniciens des opérateurs commerciaux sur les réseaux en fibre optique, avec un renforcement des contrôles et la correction des malfaçons ;
- la reprise des réseaux générant le plus d’incidents, incluant la remise en état des points de mutualisation et des infrastructures en zone arrière, l’analyse du dimensionnement du réseau et la mise en cohérence des systèmes d’information avec la réalité du terrain.
