L’industrie tire la consommation vers le bas
C’est l’industrie qui enregistre la baisse la plus forte : -7 % sur l’année. En cause, les gains d’efficacité énergétique dans certains process, mais surtout une concurrence internationale toujours plus rude, en particulier pour le secteur de la chimie.
Du côté des ménages, des commerces et des petites entreprises, la consommation recule également de 3,1 % (231 TWh au total, données corrigées des variations climatiques). L’amélioration de l’isolation des bâtiments, le renouvellement des équipements et les comportements de sobriété continuent de produire leurs effets.
Seule exception : les centrales électriques à gaz. Leur consommation grimpe de 6,8 % pour atteindre 16,9 TWh. Un rebond qui s’explique par une moindre production hydraulique cette année et par la hausse des exportations d’électricité vers nos voisins européens.
Le biométhane poursuit son essor
La filière biométhane confirme sa dynamique avec une production en hausse de 17 %, passant de 11,6 TWh en 2024 à 13,5 TWh en 2025. On compte désormais 802 sites de méthanisation en service, contre 731 un an plus tôt. Les capacités installées atteignent même 15,5 TWh fin 2025, ce qui place la France en tête en Europe.
La France, hub gazier européen
Au-delà de sa consommation intérieure, la France joue un rôle central dans l’approvisionnement gazier du continent. Le réseau de transport a acheminé 659 TWh de gaz en 2025, dont 510,7 TWh en entrées. Principalement via les terminaux méthaniers, qui représentent 64 % du total. Parallèlement, 157 TWh ont été exportés vers les pays voisins, confirmant la position stratégique du pays.
