Transition hydrique : les communes en première ligne de la gestion de l’eau

Par Armand Rosam |

En ce début d’année 2026, l’ATEP dresse un constat clair : la gestion de l’eau devient un enjeu prioritaire pour les collectivités locales. Face au risque de pénurie annoncé à l’échelle mondiale, les communes apparaissent plus que jamais au cœur de l’action.

Transition hydrique : les communes en première ligne de la gestion de l’eau

En ce début d’année 2026, l’ATEP dresse un constat clair : la gestion de l’eau devient un enjeu prioritaire pour les collectivités locales. Face au risque de pénurie annoncé à l’échelle mondiale, les communes apparaissent plus que jamais au cœur de l’action.

Une pression croissante sur la ressource en eau

Selon les alertes internationales, la demande mondiale en eau pourrait dépasser les ressources disponibles de 40 % d’ici 2030. Cette situation n’est plus théorique. Elle impacte déjà les territoires, entre sécheresses, inondations et tensions sur l’alimentation en eau potable.

Dans ce contexte, les réponses évoluent. Désormais, la gestion de l’eau ne repose plus uniquement sur de grands équipements ou des politiques nationales. Elle s’ancre aussi à l’échelle locale, au plus près du terrain.

Le “très petit cycle de l’eau” au cœur des solutions

L’ATEP défend une approche décentralisée : le “très petit cycle de l’eau”. Concrètement, il s’agit de gérer l’eau là où elle tombe. Cela passe par l’infiltration, le stockage, le traitement et la réutilisation à la parcelle ou au bâtiment.

Cette stratégie présente plusieurs avantages. D’abord, elle limite le ruissellement et les risques d’inondation. Ensuite, elle favorise la recharge des nappes. Enfin, elle renforce la résilience des territoires face au changement climatique.

Une mobilisation confirmée au Carrefour de l’eau de Rennes

Lors du Carrefour des Gestions Locales de l’Eau, organisé à Rennes en janvier 2026, cette vision a trouvé un large écho. L’événement a confirmé l’intérêt croissant des élus et des techniciens pour les solutions locales.

À cette occasion, l’ATEP a dévoilé les résultats d’une enquête menée auprès de 1 000 Français et d’acteurs territoriaux. Les conclusions sont sans appel : la gestion locale de l’eau s’impose comme une priorité partagée. Les retombées médiatiques ont d’ailleurs largement relayé ce constat.

Un guide pour accompagner les élus locaux

Dans la continuité, l’ATEP publie un nouveau dossier thématique consacré au stockage, au traitement et à la valorisation des eaux. Ce document s’adresse directement aux maires et aux intercommunalités.

Il propose une synthèse claire des solutions disponibles : assainissement non collectif, gestion des eaux pluviales, réutilisation des eaux de pluie et des eaux grises. L’objectif est simple : fournir un outil opérationnel pour aider les collectivités à engager leur transition hydrique.

Municipales 2026 : un mandat décisif pour l’eau

Les élections municipales de mars 2026 ouvrent une nouvelle phase pour les collectivités. Les maires prennent leurs fonctions dans un contexte de forte pression sur la ressource.

Cependant, des leviers concrets existent. Encourager la récupération des eaux de pluie, réhabiliter les installations d’assainissement ou encore désimperméabiliser les sols sont autant d’actions efficaces à l’échelle communale.

L’ATEP se positionne ainsi comme un partenaire des élus pour accompagner ces transformations dès le début du mandat.

Prochain rendez-vous : le Salon des Maires 2026

Enfin, l’association donne rendez-vous aux acteurs territoriaux au Salon des Maires et des Collectivités Locales, du 24 au 26 novembre 2026. Une nouvelle édition de “La Place de l’Eau” y sera organisée pour poursuivre les échanges autour de la transition hydrique.